Nice to hear you

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Parmi mes coups de coeur de l’année 2017, il y a “NICE TO HEAR YOU”, cette émission OVNI qui donne la parole à des créatifs sur des thématiques particulières telles que l’audace, le féminisme, la transmission, l’identité… un podcast plein d’ondes positives qui, comme tout ce que fait Unefillederable, fait autant de bien qu’un bon feu de cheminée en plein hiver (avec un chocolat chaud, un plaid et un bon bouquin, sans oublier le chat sur les genoux). Alors quand Anne-Charlotte m’a invitée a prendre la parole sur le thème des SENTIMENTS comme moteur de la création, j’ai sauté au plafond ! La pétillante curiosité d’Anne-Charlotte m´a amené à parler (entre autre) de mon étrange métier avec passion, et j’espère que cet épisode vous donnera également l’envie de plonger vos oreilles dans les émissions précédentes.
C’est tout le mal que je vous souhaite .
Très bonne écoute ! 

L’article original est à retrouver ici, en voici quelques extraits :

Une planète à soi

Camille Fosse : Je pense que je suis un peu idéaliste. Je suis une grande optimiste. L’optimiste et l’idéalisme sont mes deux moteurs. Ceux qui définissent le mieux qui je suis sont peut-être les enseignants que j’ai pu avoir quand j’étais petite. Souvent sur mes bulletins c’était marqué « elle n’est pas très concentrée, mais elle a un imaginaire intéressant ».

Le dessin comme oxygène

Camille Fosse : Enfant je n’étais pas du tout dans la raison, j’étais poussée uniquement par la passion, je crois. Je pouvais passer des heures et des heures à dessiner quand j’étais petite, à créer des mondes imaginaires. Je créais des personnages qui avaient une vie sur une année complète, avec des épisodes. Ils avaient une garde-robe complète, des frères et des sœurs, la famille qui grandissait. J’étais dans la passion de la création.

Un objet puissant

Camille Fosse : Un foulard ça enveloppe le corps, ça réchauffe, ça réconforte. La manière dont je suis arrivée à créer cet accessoire là en particulier c’est aussi par mon histoire familiale et sentimentale puisque ça concernait ma maman. Je me suis dis qu’il y avait quelque chose à faire dans la création de cet accessoire en la regardant. Elle a été touchée par le cancer du sein en 2013. La première chimio a fait ses effets, elle a perdu ses cheveux assez rapidement. Je prenais beaucoup de plaisir à lui trouver de beaux foulards, pour qu’elle les accorde à ses tenues. Elle avait beaucoup de compliments à ce moment là. C’est un accessoire qui lui a permis de continuer à vivre malgré la maladie.

Des foulards dans l’air du temps

Camille Fosse : Je me suis vite rendue compte que ce n’était pas un accessoire qui était revisité. C’était un accessoire qu’on avait laissé un peu vieillir. Il y a évidemment la grande marque que tout le monde connaît, Hermès, mais qui m’évoque une époque un peu passée. Ce n’est pas moi, pas ma génération et ça ne ressemble pas à toutes les femmes non plus.

« Le carré de soie, c’est pour moi, qui vient du milieu des arts plastiques, un support excellent. Comme une toile. »

 

Trouver sa place

Camille Fosse : Malgré le fait que je vienne d’études artistiques, j’étais un peu perdue parce que le monde de la mode c’est autre chose que le monde de l’art. J’ai commencé par contacter quelqu’un qui était dans ce milieu là pour m’accompagner et m’intégrer, comprendre le circuit.

Donner la vie deux fois

Camille Fosse : J’ai lancé ma marque et je suis tombée enceinte tout de suite. J’ai eu une double grossesse. C’était particulier (rires) ! J’ai accouché au mois de mai et j’ai lancé la marque deux mois avant. Émotionnellement, c’était très fort et en même temps ça m’apaisait énormément. Des émotions très fortes forcément liées à un changement très fort chez moi avec le fait de devenir maman et de prendre en main ma vie de femme.

« L’entreprenariat c’est des montages russes en permanence. C’est des phases de grand découragement et puis de grands espoirs et de grandes victoires. »

 

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